On ne peut nier les modifications du sens et de la « valeur travail » dans nos sociétés. Par conséquent, il est inutile de travailler sur des modèles anciens d’intéressement des collaborateurs. Les parts ou actions en industrie ont longtemps été les voies utilisées pour préparer les collaborateurs à devenir des associés en capital. Force est de constater que, bien souvent, ces associés en industrie ne sont pas considérés comme de « vrais » associés, ce qui favorise la frustration des jeunes.
Comment font les entreprises ?
Les sociétés de la nouvelle génération montées par des jeunes ont réglé cette question en intéressant leurs équipes. Le terme est souvent galvaudé et compris dans un sens uniquement financier. Mais est-ce finalement la réponse à la question de comment motiver les jeunes ?
Reprenons l’exemple des sociétés commerciales : à la base de chacune d’entre elles, il y a un regroupement de talents, pas seulement de commerciaux, mais également de RH, de développement des offres, de marketing. C’est ce que nous devons rechercher : il doit être mis fin au culte du « rain maker ».
Notre proposition
Pour intéresser les collaborateurs, il faut qu’ils se sentent concernés par l’évolution du chiffre d’affaires, mais ils doivent également permettre au cabinet de créer de la valeur qui ne se mesure pas simplement en augmentation du chiffre d’affaires. Nous proposons donc la création de comités autour des problématiques du cabinet : comment augmenter la productivité en testant de nouvelles solutions technologiques ? comment développer la marque employeur et créer un sentiment d’appartenance ? comment créer une marque et une identité ?
Les associés doivent animer et s’impliquer dans ces comités, qui devront restituer leurs travaux : les équipes de différents départements travaillent ensemble, les associés connaissent mieux leurs équipes, et le travail autour d’un projet commun soude et encourage l’implication.